Blog / Bien-être animal

Les français, les animaux de compagnie et le bien-être animal en 2020

Le nombre et type d’animaux dans les foyers français

Un foyer sur deux possède au moins un animal de compagnie ! En effet, 50,1 % des foyers français possèdent au moins un animal et 43 % au moins un chien ou un chat. En dix ans, la population féline a bondi de près de 4 millions, passant de 10,7 millions en 2008 à 14,2 millions en 2019. 

3% des foyers avaient l’intention d’acquérir un animal en 2019.

 

 

Le palmarès des chiens et chats de race en France en 2020

Selon la Société centrale canine (SCC), les inscriptions au LOF (Livre des origines français), ont augmenté de 5 % en 2020, après trois ans de stabilité. La population de chiens de race en France dépasse ainsi les 2,5 millions d’individus, sur les 7 millions de chiens que compte l’Hexagone. 

Le berger australien reste numéro 1, pour la troisième année consécutive. Il devient même la première race à dépasser les 15 000 inscriptions au LOF sur une année (16 782 inscriptions en 2020, +14% en un an).



 

Le LOOF ( Livre Officiel des Origines Félines) est l’organisme qui tient à jour le Livre généalogique des chats domestiques de race en France, en émettant des pedigrees qui permettent de distinguer les « chats de race » des « chats d’apparence ».

Pour la 10e année consécutive, le Maine Coon continue sa progression cette année encore.  En 2020, le félin à la stature imposante totalise 19452 inscriptions au  LOOF. 

En n°2, le Sacré de Birmanie connaît une belle augmentation avec 5253 inscriptions. Suivent le Bengal, Le Parsan, Le British Shorthair, Le Ragdoll, le Chartreux, le Norvégien, Le Sibérien et enfin l'Exotic Shorthair.
 

Où en est-on de l’identification des animaux domestiques ?

Ce sont plus de 1 900 000 animaux qui ont été identifiés en 2020 auprès de l’i-Cad dont 1 million de chats.

En France, l'identification des carnivores domestiques est encadrée par la loi qui prévoit plusieurs dispositions réglementaires. 

ARTICLE D212-66 

Les indications permettant d'identifier les animaux et de connaître le nom et l'adresse de leur propriétaire sont portées à un fichier national. 

Un arrêté du ministre chargé de l'agriculture fixe les règles relatives à l'établissement, à la mise à jour, au contrôle et à l'exploitation des fichiers nationaux. .... 

ARTICLE D212-63 

L'identification obligatoire des chiens, chats et carnivores domestiques prescrite à l'article L. 212-10 comporte, d'une part, le marquage de l'animal par tatouage ou tout autre procédé agréé par arrêté du ministre chargé de l'agriculture et, d'autre part, l'inscription sur le ou les fichiers prévus à l'article D. 212-66 des indications permettant d'identifier l'animal.

Rappelons que l’identification permet de retrouver rapidement le propriétaire d’un animal en cas de perte ou de vol

 

Le bilan de la Protection Animale en 2020 (données SPA)

La SPA a enregistré 37.667 adoptions en 2020 dans ses 62 refuges (en 2019, près de 43.000 animaux avaient été adoptés) 

Le taux de retour d’ animaux adoptés n’a été que de 3,8 %, un chiffre historiquement bas. 

La SPA a recueilli 40.131 animaux, soit 14 % de moins qu’en 2019. Une baisse qui s’explique selon elle « par les confinements successifs » car hors de ces périodes, le nombre d’animaux secourus était le même que l’année précédente. 

La SPA déplore une hausse de 16 % des abandons de nouveaux animaux de compagnie (NAC) ces derniers mois, avec un pic durant le déconfinement et la période estivale.

 

Les enseignements de ces chiffres pour mon-bibou.fr

Ces statistiques ne représentent pas l’intégralité des chiffres de toutes les associations mais reflètent probablement la tendance générale.

Ces chiffres nous encouragent à continuer notre action. Pourquoi ? Parce que nous pensons que le 1er frein à l’adoption = 1ère cause d’abandon = Manque de disponibilité des propriétaires.

Or, on découvre que pendant les confinements, il y a eu moins d’abandons. On peut imaginer que la présence auprès de son animal incite moins à abandonner (chiens moins destructeurs par ex.) mais dès que l’on peut sortir (et aller en vacances), on abandonne plus.

Et Tada ! Mon Bibou a été créé pour aider, sans juger,  tous les propriétaires pour la promenade des chiens en journée et la garde des animaux pendant les vacances.

Quand on adopte ou achète un animal, que fait-on ? 

On achète une gamelle et des croquettes, OK, on se renseigne sur les vétérinaires, OK, et bien on devrait aussi chercher de suite une solution de garde, pour les week-ends et vacances mais aussi pour les absences de plus de 4-5 heures en journée (notamment pour les chiots)

 

NB : Autre tendance importante concernant la PA en France, le nombre d’associations dédiées à la cause animale ne cesse de croître.

 

 

Le bien-être animal, qu'est-ce que c'est ?

Le bien-être des animaux est défini comme « l'état mental et physique positif lié à la satisfaction de ses besoins physiologiques et comportementaux, ainsi que ses attentes. Cet état varie en fonction de la perception de la situation par l'animal » (Avis Anses, février 2018). En effet, un animal ressent des besoins, mais également des attentes. Selon les réponses à ces attentes et ces besoins, il est capable d'éprouver des sentiments positifs comme négatifs.

Les 5 libertés individuelles d'un animal

Le bien-être animal est souvent traduit par le principe fondamental des 5 libertés individuelles. L'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) reprend ce concept en tant que principe directeur afin de faire ressortir les besoins fondamentaux indispensables pour le bien-être d'un animal. Publiées pour la première fois en 1979 par le conseil britannique sur le bien-être des animaux d'élevage, ces 5 libertés sont depuis reconnues de façon mondiale car elles ont été reprises dans les codes de l'OIE.

Elles expliquent les conditions que l'homme doit offrir à l'animal pour assurer son bien-être :

  • absence de faim, de soif et de malnutrition : il doit avoir accès à l'eau et à une nourriture en quantité appropriée et correspondant aux besoins de son espèce ;
  • absence de peur et de détresse : les conditions d'élevage ne doivent pas lui induire de souffrances psychiques ;
  • absence de stress physique et/ou thermique : l'animal doit disposer d'un certain confort physique ;
  • absence de douleur, de lésions et de maladie : l'animal ne doit pas subir de mauvais traitements pouvant lui faire mal ou le blesser et il doit être soigné en cas de maladie ;
  • liberté d'expression d'un comportement normal de son espèce : son environnement doit être adapté à son espèce (il doit être en groupe si c'est une espèce sociale par exemple).

À travers ces 5 libertés, on peut s'assurer de la bientraitance animale : l'animal est dans un environnement conforme à ses besoins.

Pour lutter contre la maltraitance animale, la réglementation utilise le terme de « protection des animaux ». Ces normes « s'inscrivent dans une démarche préventive de la souffrance animale, imposant des obligations positives au propriétaire quant à la manière de traiter ses animaux » (avis Anses février 2018 p. 11/34).

Source : Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation

Que pensent les français du bien-être animal ?

Concernant l’exécutif, une large majorité de Français (68%) considère que le gouvernement ne prend pas suffisamment en compte la protection animale dans sa politique. Si un progrès non négligeable sur ce point a pu être mesuré en un an (-7 points, sans doute en raison des mesures annoncées par la ministre de la Transition écologique en septembre dernier), ce score demeure toutefois très négatif, qui plus est à l’orée de la dernière année « utile » du gouvernement. Ces résultats traduisent non seulement une forte attente de la part des Français en matière de protection animale, mais aussi une approbation de la direction dans laquelle le gouvernement s’est engagé. Attention toutefois pour l’exécutif à ne pas décevoir cette attente, sous peine d’un retour de bâton dans l’appréciation de son action en faveur du bien-être animal.

L’interdiction des sources de souffrance animale est toujours soutenue par une large majorité de Français.

Une majorité de répondants soutient chacune des initiatives testées permettant de limiter la souffrance animale, et ce davantage que par le passé dans presque tous les cas. Ainsi, les Français se déclarent toujours très majoritairement favorables à l’interdiction de toute expérimentation animale (89%, +3 points en un an), de l’élevage intensif (85%, +4), de la chasse à courre (77%), des corridas en France (75%) et de la présence d’animaux sauvages dans les cirques (72%). La plupart d’entre eux sont également en faveur de l’interdiction des delphinariums (66%, -3) et de la vente d’animaux de compagnie par petites annonces (64%, +5) ou même en animalerie (61%, +4), ces items relatifs à la vente d’animaux allant nettement plus loin que les mesures envisagées dans la proposition de loi sur le bien-être des animaux.

Parmi les nouvelles mesures proposées, la stérilisation obligatoire des animaux de compagnie suscite des avis moins tranchés mais emporte tout de même l’adhésion d’une majorité de Français (57%). Autre nouveauté, l’hypothèse d’une mise en place d’un permis de détention d’animaux de compagnie (afin de lutter contre l’abandon) est massivement soutenue (par 84% des Français), encore une fois pour une mesure qui va bien plus loin que les pistes envisagées dans la proposition de loi sur le bien-être animal.

En outre, neuf Français sur dix sont toujours opposés au commerce de la fourrure (90%). L’adhésion à l’interdiction de la chasse le dimanche est elle aussi stable et largement majoritaire (82%, comme en 2020 mais 28 points au-dessus de la mesure de 2009).

Source :  baromètre Ifop pour la Fondation 30 Millions d'Amis.


À noter que le proposition de loi contre la maltraitance animale a été adoptée le 29 janvier 2021, nous y reviendrons dans un autre article.